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> Parts de marché dans le haut débit, et autres chiffres.
Hammett
Ecrit le : 18/03/13 à 09:53


Cranouille Master
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Bouygues vient d’obtenir l’accord (sous conditions) de l’ARCEP pour la réutilisation des fréquences 2G en fréquences 4G à partir du 1er octobre 2013. De fait par un jeu de chaises musicales, cela va permettre un petit mécano dans les fréquences ?
Ces nouvelles fréquences ne sont pas gratuites pour Bouygues. L'opérateur va devoir reverser à l'Etat environ 60 millions d'euros par an pendant une période de 20 ans, à peu près 6 fois plus que pour la 2G, et Bouygues ayant plus de fréquences en 1800 MHz, il devra en restituer graduellement afin d’arriver même niveau que SFR et Orange.
Les fréquences restituées pourront être vendues à Free Mobile pour une utilisation en 2G, ce qui pourrait libérer des fréquences réutilisables en 4G par Orange. Pour rappel, suite à une décision de l’Union Européenne à partir de mai 2016, les fréquences seront neutres et pourront être utilisés indifféremment pour de la 2G, 3G et 4G.

Les réactions
Bouygues Telecom indique pour sa part dans un communiqué «avoir pris connaissance avec intérêt» de la décision de l'Arcep, et fait savoir qu'il dira «dans les prochains jours» s'il entérine ou pas cette autorisation et les conditions qui l'accompagnent. Nul doute qu’il devrait sauter le pas.

SFR a réagi jeudi en indiquant à l'AFP " s'interroger sur l'existence d'une rupture de l'égalité entre opérateurs si cette décision venait à être mise en œuvre ". Une telle décision " modifie substantiellement le cadre concurrentiel et économique. Si cette décision venait à être appliquée, nous pourrions être amenés à faire valoir nos droits ", a ajouté SFR.
SFR avait estimé et certainement chargé la barque : "que 5.000 emplois pourraient être détruits si Bouygues Telecom obtient certaines fréquences 4G en 2014." (Les Echos, 23/01).

Même Free y est allé de son estimation (Les Echos, 23/01): c’est 2 500 emplois qui seraient supprimés. Faut dire que Martin et Xavier sont fâchés, cela n’aide pas à être lucide. .

Le numéro deux d’Orange - Gervais Pellissier – avait indiqué lors d’une interview au quotidien Les Echos (27/01) : Si la date de 2013 était retenue, nous ferions un recours pour obtenir la révision du prix de nos licences 4G. C'est ce qui avait été fait par le passé avec la 3G", la seule déclaration après cette décision " créait un nouveau choc " Car elle permet à "un seul acteur du marché de prendre un « chemin de traverse » dans la course au déploiement des services 4G ". C’est déjà un peu plus attentiste, sachant que son accord d’itinérance avec Free a été validé jusqu’en 2018.

Maintenant reste à voir si la 4G sera suffisant pour reprendre un avantage concurrentiel et si cela va permettre aux opérateurs de refaire leurs marges ? Pour le moment rien n’est moins sur.
Cette décision avantage Bouygues Télécom et va surtout lui donner un espoir de garder la tête hors de l’eau. Le gouvernement et les régulateurs étant favorables à un marché à 4 opérateurs, après avoir sauvé le soldat Free (obtention des fréquences 3G), il fallait sauver (un peu) le soldat Bouygues.

Sources : Les Echos (15/03), La Tribune (15/03).


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"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin." - Aurélien (1944) - Aragon
Hammett
Ecrit le : 19/03/13 à 09:41


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Alors que Free Mobile a été lancé il y a plus d’un an, des premiers bilans consuméristes, économiques et sociaux commencent à être effectués. Et bien sur selon ou l’on se place, le bilan est plus ou moins positif. Derniers exemples en date avec un rapport de deux députés et une interview du président de l’ARCEP, ainsi qu’un débat entre économiste. Reste à valider les différentes hypothèses de travail permettant ces chiffrages. Pourquoi ces études n’ont-elles pas été publiées plus tôt ?

Première partie : le verre à moitié plein ou les optimistes.

Le constat est plus positif pour l’ARCEP. Son président s’exprimait sur BfMTv (08/02) et pour lui "les opérateurs mobiles sont très solides. Ils ont des marges importantes. Il y avait dans le mobile un oligopole, un système de rente. Il y a 3 ans, les opérateurs avaient en moyenne des marges brutes d'exploitation de 34% à 35%. C'est un taux similaire à celui des opérateurs mobiles américains, mais très supérieur à la moyenne de l'économie".

Pour lui le bilan est globalement positif : "on est assez heureux d'avoir donné au consommateur 2 milliards d'euros de pouvoir d'achat en un an, dans une période de crise". Certes, "les marges des autres opérateurs baissent", et leurs revenus ont reculé "d'à peu près 10% (…)"le nombre de terminaux vendus a baissé, donc les importations aussi".
Seul petit bémol, il reconnait que "le marché traverse une période difficile, avec une période de croissance très faible, voire nulle", mais la 4G devrait une solution qui "apporte des opportunités de rebond en croissance et en prix", car "on ne peut pas avoir des prix qui baissent durablement".

2 milliards gagnés et 30 000 emplois crées ?
D’où sort ce montant de 2 milliards ? Il s’agit d’un Les Echos? (19/11) rapport de deux économistes qui à la demande de Free ont calculé quel pouvait être l’impact de Free Mobile. Et pour les auteurs la quatrième licence "a permis le transfert de 2,5 à 5 milliards d'euros de richesse des actionnaires des opérateurs historiques vers les opérateurs (…) Free Mobile est déjà un stimulant, et non un handicap, pour l'investissement".

L’auteur de l’étude, commentant dans le quotidien Les Echos (08/02) que ce transfert vers les consommateurs «aboutit à court terme à la création de 16.000 emplois, dont plus de 2.000 dans l'hôtellerie-restauration» et même à la création de 30 000 emplois à long terme. Le rapport n’évoquait qu’à peine 300 créations d’emplois dans les télécoms.

Exercice compliqué, car les scénarios sont multiples. D’autant que le contexte de crise économique a plutôt tendance à détruire des emplois. Dans ce cas, si du pouvoir d’achat est gagné par le consommateur, est-il réellement dépensé et où ?

A suivre…


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Ecrit le : 20/03/13 à 08:29


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Alors que Free Mobile a été lancé il y a plus d’un an, des premiers bilans consuméristes, économiques et sociaux commencent à être effectués. Et bien sur selon ou l’on se place, le bilan est plus ou moins positif. Derniers exemples en date avec un rapport de deux députés et une interview du président de l’ARCEP, ainsi qu’un débat entre économiste. Reste à valider les différentes hypothèses de travail permettant ces chiffrages. Pourquoi ces études n’ont-elles pas été publiées plus tôt ?

Deuxième partie : le verre à moitié vide ou les pessimistes.

Dans un rapport sur le secteur des télécoms en France, (La Tribune, 07/02), les députés Corinne Erhel (PS) et Laure de la Raudière (UMP) font un constat pas spécialement brillant du secteur et proposent quelques pistes de réflexion. En creux, c’est surtout l’absence de maitrise politique et économique qui est dénoncée dans ce rapport. Reste à savoir ce que fera le gouvernement de ce rapport.

Le constat
En fait le grand déclencheur est l’arrivée de Free Mobile sur le marché même si "Les effets de long terme de l'entrée du quatrième opérateur sur le marché mobile ne peuvent en aucun cas être identifiés dès à présent", soulignent les deux députés, et que "L'objectif de baisse des prix pour le consommateur a été atteint, mais la baisse des prix a eu un impact (relation client, équipementiers) sur toute la filière". Un économiste dans une débat (La Tribune, 28/02) récent allant jusqu’à se demander si la création de la quatrième licence n’était pas la créature de l’ARCEP et de faire une analogie avec la « créature » de Frankenstein (Pas de procès, Xavier, c’est de l’humour…)

Propositions
Les deux Députés proposent essentiellement que l’Etat se donne les moyens de peser sur l’avenir du secteur, afin d’ "assurer l'équilibre entre la croissance de la filière et l'intérêt du consommateur". Sauf que cela passe d’abord par plus de moyens, car actuellement, il n’y a que 25 personnes pour élaborer mettre en œuvre et évaluer la politique de l'Etat en matière de télécommunications. Et d’autre part de " moderniser" la régulation des télécoms afin de tenir compte des équipementiers.
Obervation que ne conteste pas l’ARCEP qui a rappelé par la voix de son président : ‘’L'action du Gouvernement et celle de l'Autorité sont pleinement complémentaires. C'est pourquoi le renforcement de l'action gouvernementale doit s'accompagner de la confirmation du rôle de l'Autorité, afin d'accroître l'efficacité de l'action globale de l'Etat"
D’autre part, le rapport propose la mise en place d'un "Observatoire sur la qualité de service sur les réseaux fixes et mobiles" avec un organisme indépendant, enfin "d'élargir la disponibilité horaire des centres français en utilisant les nombreux fuseaux horaires que connaît notre pays grâce à ses outre-mer".

60 000 emplois supprimés ?
Au mois de juin dernier, des études prédisaient (Le Figaro , 06/2012, Le Monde Informatique, 06/2012).entre 10 et 60 000 pertes d’emplois.
L’estimation la plus élevée était due au chercheur Bruno Deffains. Il s’est également exprimé dans le quotidien Les Echos (08/02). Pour lui dans la période de deux à trois ans "le chiffre d'affaires du secteur chuterait de 6 milliards d'euros, entraînant un risque de destruction d'emplois de l'ordre de 60.000".
Toutefois, cela "aura, à long terme, des effets positifs sur la croissance, l'emploi et la compétitivité".
Un des solutions "passe par un renforcement de la concurrence par la qualité qui aura un effet positif sur l'emploi". Le 4G permettant de "de sauvegarder plus de 10.000 emplois". Le gain de pouvoir d’achat «s'orientera prioritairement vers les autres composantes de « l'offre télécom », c'est-à-dire le mobile lui-même et les applications".

A suivre…

Ce message a été modifié par Hammett le 20/03/13 à 08:32


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Ecrit le : 21/03/13 à 07:50


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Alors que Free Mobile a été lancé il y a plus d’un an, des premiers bilans consuméristes, économiques et sociaux commencent à être effectués. Et bien sur selon ou l’on se place, le bilan est plus ou moins positif. Derniers exemples en date avec un rapport de deux députés et une interview du président de l’ARCEP, ainsi qu’un débat entre économiste. Reste à valider les différentes hypothèses de travail permettant ces chiffrages. Pourquoi ces études n’ont-elles pas été publiées plus tôt ?

Troisième partie : et concrètement (pour le moment) ?

Alors que l’Autorité de la Concurrence (Communiqué de presse) a réaffirmé les principes de l’itinérance entre Orange et Free et donner quelques piste sur la mutualisation des réseaux mobiles, et après la publication dune tribune par deux ministres (La Tribune, 13/03), ou en est-on ?

- Bouygues Télécom et SFR ont annoncé des suppressions d’emploi et des restructurations, Orange ne compensera pas tous les départs à la retraite.
- Bouygues Télécom termine l’année dans le rouge financièrement. Pour un acteur de cette importance, c’est une première dans le secteur de la téléphonie mobile.
- Orange a prévu de réduire ses dividendes distribués aux actionnaires.
- SFR est en train de se restructurer pour devenir une force de vente sur le Web. Il pourrait fermer 150 boutiques, Bouygues et Orange se désengagent de Phone House.
- Les équipementiers souffrent, mais ils souffraient avant.
- Se dirige-t-on vers une mutualisation des réseaux ? Des rachats entre acteurs ?
- Les prix des offres en 3G ont baissé.
- Au-delà de la course aux prix, la concurrence se fera-t-elle sur la qualité du réseau et/ou l’innovation ? La différenciation sur le long terme se fera aussi sur l’innovation.
- Pour les offres sans engagement et sans subvention, se dirige-t-on vers deux tarifs standards : 9,90€ et 19,90€ ? Les offres de Free peuvent-elles devenir un « standard » tarifaire ?
- Les prix des offres en 4G sont identiques ou quasiment à la 3G. La hausse des prix ne sera pas forcément une réalité.


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Hammett
Ecrit le : 22/03/13 à 08:22


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Brèves du PIF (Paysage de l'Internet Français) - N°38

La Poste Mobile
La Poste Mobile a fait le point (Le Figaro, 06/12) sur son activité. Fin 2012, le Mvno comptait 643 000 contre 550 000 clients à fin 2011. C’est donc un gain de 93 000 nouveaux clients sur l’année 2012. C’est quand même une hausse de 17%. Au moment du lancement de l’offre en mai 2011, l’objectif était de 800 000 clients à fin 2012. Des résultats mitigés donc.

Virgin Mobile
Pour rappel en 2012, Virgin mobile a terminé positivement au niveau des forfaits avec un gain de 38 000 forfaits, mais a perdu 236 000 prépayés. Virgin Mobile compte aujourd'hui 1,8 million de clients, dont 600 000 qui utilisent son réseau Full MVNO.
Le parc de clients est désormais clairement orienté du côté des forfaits (78% de sa base contre 68% à fin 2011), ce qui permet au revenu moyen par abonné de gagner quelques euros : 24,60 euros par mois contre 22,20 euros il y a un an. Le chiffre d'affaires a progressé de 10% à 555 millions d'euros.

Orange (1)
Dans sa stratégie de devenir une marque mondiale, Orange devrait lancer une activité de Mvno au Brésil et en Arabie Saoudite. L’opérateur est déjà présent dans 32 pays.
Pourquoi le Brésil ? Il y a de grands événements planétaires ces trois prochaines années ; Journée mondiale de la jeunesse cet été, la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016. Pourquoi l’Arabie Saoudite ? Parce que La Mecque et qu’Orange est présent en Egypte, en Jordanie en Irak et au Maroc.
Orange marque sa présence là ou se déplacent ses clients mais aussi se montrer face aux autres marques mondiales.

Orange (2)
Selon le quotidien La Tribune (08/03), une des conséquences de l’arrivée de Free Mobile est la perte de valeurs pour l’Etat à travers le Fonds Stratégiques d’investissement via sa participation dans France Télécom. La valeur de cette dernière baissant en bourse, il y a une dépréciation comptable par rapport à la valeur d’achat soit une perte de 2,4 milliards d’euros. En 2011, la valeur avait dégagé un bénéfice de 629 millions d’euros.
Cela ira mieux la prochaine fois.

Orange (3)
Comme annoncé depuis de nombreux mois, Orange cherche et serait en passe de trouver un partenaire américain pour Dailymotion. Il resterait Yahoo et Microsoft comme candidats désirés. Orange resterait actionnaire à 25% et d’avoir encore un pied dans les contenus, la montée à 100% actuelle a toujours été prévue comme temporaire et Dailymotion devrait rester comme le portail Vidéo d’Orange, comme Deezer l’est sur celui de la musique.


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Hammett
Ecrit le : 23/03/13 à 09:26


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Numericable vient de présenter ses résultats du quatrième trimestre. Ils sont plutôt corrects pour Numéricâble. Le câblo-opérateur n’a pas donné d’informations sur un éventuel rapprochement/rachat avec SFR. Sa croissance est liée à sa nouvelle Box et au développement du très haut débit. Son offre mobile ne décolle pas

Haut et très haut débit
Au 31 décembre, il y avait 972 000 clients contre 946 000 clients au 30 septembre soit une augmentation de 26 000 (+2,75%) et 938 000 au 31 décembre 2011, soit une augmentation de 34 000 nouveaux clients sur un an (+3,62%).
Pour rappel, au 31/12/2010, il y avait 917 000 clients.
Il y a 121 000 (contre 200 000 espérés) avec sa nouvelle box contre 85 000 au 30 septembre. Il y a 635.000 abonnés en très haut débit contre 585 000 clients (+6,83%) au 30 septembre et 532 000 au 30 juin 


Téléphonie mobile
Numericable est MVNO sur le réseau de Bouygues Telecom. Au 31 décembre il y avait (Zdnet, 21/03) 120 000 clients contre 100 000 clients au 30 septembre. Au 31 mars, il y avait 51 000 clients, et 47 000 au 31 décembre 2011. Bref, c’est maigre.

Marque blanche
Par déduction, les clients (Bouygues, Darty, Auchan) en marque blanche sont de 297 000 contre sont 264 000 au 30 septembre et 246.000 au 30 juin. Au 31 décembre, il y avait 206 000 clients et 103 000 au 31/12/2010.
Sur 297 000 clients, au 31 décembre Bouygues en revendiquait 289 000, la différence de 8 000 pourrait être pour Auchan.

Ce message a été modifié par Hammett le 23/03/13 à 09:31


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Hammett
Ecrit le : 25/03/13 à 07:49


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Dans le débat sur un possible rapprochement entre l’ARCEP et le CSA, un intervenant a donné son point de vue, il s’agit du président de l’Autorité de la Concurrence. Il était interviewé sur l’avis du régulateur concernant l’itinérance entre Orange et Free. Faut-il rappeler, que l’Autorité de la Concurrence et l’ARCEP n’ont pas de bons rapports et se "tirent un peu la bourre"" sur celui qui regulera plus blanc que l'autre.

Pour l’ADLC : "le régulateur doit céder la place à la surveillance normale de la concurrence. Cela devrait se faire de plus en plus. Plus une industrie est mature, plus la concurrence est développée, et plus il faut faire confiance aux règles de la concurrence normale ".

Sur la faiblesse des objectifs de couverture souligné par l’avis de l'autorité de la Concurrence, le Président de l’ARCEP lui a répondu quelques jours plus tard (Bfmtv (15/03) : "Si l'Autorité de la concurrence a tapé du poing sur la table, alors elle a tapé sur elle-même, car c'est elle qui avait dit il y a un an et demi que Free devait accéder à la 3G".

Bref cela chambre sec entre régulateur et cela tombe presque à pic suite aux fuites (plus ou moins organisées, mas c'est un autre débat) sur les propositions ministérielles sur le rapprochement entre l’ARCEP et le CSA. En attendant la prise de position de l'ADLC fragilise un peu plus l'ARCEP.

Source : Le Figaro (12/03).

Ce message a été modifié par Hammett le 25/03/13 à 07:53


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Ecrit le : 27/03/13 à 07:52


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Dans la série "les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent", c’est Free qui s’y colle.
Après avoir dénoncé la subvention du mobile et d’avoir attaqué SFR en justice et finalement perdu, Free pourrait s’y mettre également. La presse se fait l’écho de déclarations de Xavier Niel lors de la présentation de ses résultats annuels. Free "va répondre d’une manière forte et rapide, agressive, dans quelques mois va répondre d’une manière forte et rapide, agressive, dans quelques mois".

Pourquoi ?
Pour atteindre 15% puis 25% du marché, Free ne peut pas que rester sur le marché du mobile de seconde main et du crédit à la consommation, qui rebute les clients. Il doit donc proposer des mobiles subventionnés. Cela lui permettra de faire grimper un peu plus l’ARPU, mais aussi de faire passer ses forfaits à 0/2€ à ceux à 16/20€.

Comment ?
Cela pourrait prendre la forme d’un abonnement couplé avec la box et donc ave de l’engagement à long terme.
Reste qu’avec son cash-flow, Free devrait pouvoir se faire assez facilement du stock, reste le plus compliqué : mettre en place l’intendance via les boutiques de Free ou des distributeurs partenaires et de trouver un système afin de ne pas faire ce qu’il dénonce chez ses petits camarades à savoir : "faire du crédit à la consommation déguisé sans se soumettre aux contraintes légales. Cela revient à pratiquer des taux d'usure de 300 ou 400 % que le consommateur ne voit pas" (Zdnet, 07/2012).

Pour gagner quelques parts de marché, là aussi , Paris vaut bien une messe…


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Ecrit le : 28/03/13 à 07:54


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Une bonne nouvelle pour Orange et pour Free par ricochet ?
SFR avait attaqué (Challenges, 12/2012) Orange et Free devant la Commission Européenne pour : "acquisition de contrôle conjointe de France Télécom sur Free Mobile". En clair, Orange serait en mesure de "contrôler" Free Mobile et donc pourrait perturber la concurrence sur le marché des télécommunications en France.

Selon un tweet du 25 mars de Marie-Cecile Renault (journaliste Média/Techs du Figaro), la Commission Européenne aurait renvoyé le dossier vers l’ARCEP. Et le régulateur n’a jamais rien trouvé à redire sur cet accord. De plus, avec le projet de rapprochement avec le CSA et la pression de certains ministres, l'ARCEP a d'autres chats à fouetter en ce moment.
D'autant l’Autorité de la Concurrence (Communiqué de presse) a réaffirmé les principes de l’itinérance.

user posted image

Voilà qui devrait mettre un terme (définitif ?) aux remous juridiques autour de cet accord d'itinérance. C'est moins vrai en ce qui concerne les remos politiques et économiques...

Ce message a été modifié par Hammett le 28/03/13 à 07:54


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Ecrit le : 29/03/13 à 07:58


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En ces temps de vaches ‘’maigres’’ les opérateurs se recentrent sur les boutiques en marque propre et par ricochet ce sont les distributeurs qui en font les frais.
Après Bouygues Télécom (ZdNet, 10/2012), c’est Orange (ZdNet, 07/03) qui pourrait retirer ses services chez Phone House, c’est ce qui a été officialisé lors du dernier Comité d’Entreprise du distributeur.

Sauf que vu l’ampleur des ventes réalisées c’est l’avenir de l’entreprise qui est en jeu avec le dépôt de bilan en ligne de mire. A moins que ce soit juste un « moyen » de faire baisser les marges. De toute façon, à terme ce ne sera pas sans conséquences. A moins, que Free prenne en partie la relève, puisqu’il pourrait également se lancer dans la vente de mobiles avec subvention.

SFR de son coté pourrait lâcher jusqu’à 150 boutiques (Les Echos, 28/02) et revoir certains partenariats.

L’arrivée de Free Mobile et les changements dans les modes de consommation accélèrent le mouvement : on passe de moins en moins par une boutique pour acheter un téléphone mobile d’autant qu’il faut compter avec l’envol des offres sans engagement mais aussi sans mobile associé.
Le résultat ne peut être qu’un resserrement des ventes physiques autour des boutiques des opérateurs. Pour les distributeurs, il va aussi falloir se repositionner.


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Ecrit le : 02/04/13 à 06:51


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A l’occasion du possible rapprochement entre l’ARCEP et le CSA, une fuite (organisée ? ) (Bfmtv, 15/03) indique que le rapprochement entre les deux régulateurs ne serait plus à l’ordre du jour, car finalement ce serait vers un ARCEP recadré que le pouvoir politique se dirigerait. L’objectif est que certaines prérogatives industrielles soient remises entre les mains ministérielles au détriment de l’ARCEP.

Le gouvernement veut se donner les moyens de redéfinir et de mener une véritable politique industrielle dans les télécommunications. Certaines prérogatives de l'ARCEP, le régulateur des télécoms, pourraient être encadrées par l'Etat.
Dans un rapport rédigé par les services de Bercy et ceux du ministère de la Culture, envoyé à Matignon, les ministres estiment que la question "d'un certain rééquilibrage de compétences avec le gouvernement" se pose.

Les pouvoirs de l’ARCEP sont délégués depuis 1997 et la libéralisation du secteur. Les décisions sont entre les mains du Premier Ministre. Pour le gouvernement, il s’agirait de reprendre la main sur les décisions structurantes et ayant une logique industrielle et d’emploi forte : l’attribution de licence de téléphonie mobile, la fibre optique et les droits des consommateurs ; L’ARCEP garderait un rôle technique.

De plus, ce mouvement de rééquilibrage est souhaité par certains car il est reproché à l'Autorité de n'avoir pas procédé à une étude d'impact sur les conséquences sociales de l'arrivée d'offres low cost. Et d'avoir imposé à Free des contraintes d'investissement trop légères.
Pour les ministres "L'ARCEP n’a pas pu, ou pas voulu, développer une véritable stratégie industrielle qui permette aux acteurs français de rester performants et compétitifs (…) la capacité du régulateur à appréhender ces nouveaux enjeux, ou la nécessité pour le gouvernement d’exercer des compétences qui viendraient suppléer, si nécessaire, un régulateur indépendant défaillant, constitue une composante importante du débat sur la régulation".
Reste à savoir si ce projet est euro-compatible et si ce qui a fuité est la mouture définitive du projet.

Dans le débat sur un possible rapprochement entre l’ARCEP et le CSA, un intervenant a donné son point de vue, il s’agit du président de l’Autorité de la Concurrence. Il était interviewé sur l’avis du régulateur concernant l’itinérance entre Orange et Free. Faut rappeler, que l’Autorité de la Concurrence et l’ARCEP n’ont pas de bons rapports. Pour l’ADLC : "le régulateur doit céder la place à la surveillance normale de la concurrence. Cela devrait se faire de plus en plus. Plus une industrie est mature, plus la concurrence est développée, et plus il faut faire confiance aux règles de la concurrence normale".

Sur la faiblesse des objectifs de couverture souligné par l’avis de l'autorité de la Concurrence, le Président de l’ARCEP lui a répondu quelques jours plus tard (Bfmtv (15/03) : "Si l'Autorité de la concurrence a tapé du poing sur la table, alors elle a tapé sur elle-même, car c'est elle qui avait dit il y a un an et demi que Free devait accéder à la 3G".

Bref cela chambre sec entre régulateur et cela tombe presque à pic suite aux fuites sur les propositions ministérielles sur le rapprochement entre l’ARCEP et le CSA. Toujours est-il que la position du gouvernement se fait toujours attendre.

Source: Le Figaro (12/03).


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Ecrit le : 03/04/13 à 07:06


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L’ARCEP (le régulateur du secteur des télécoms) vient de publier ses chiffres provisoires concernant le haut et très haut débit à fin arrêtés à fin décembre 2012.

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Le nombre de clients sur le très haut débit (hors Ftth), le total est de 1,290 000 clients dont 289 000 clients pour Bouygues et 986 000 pour Numéricable. Il y a 15 000 clients qui restent à identifier (Auchan et réseaux locaux).

Au 20 mars, Orange (via un tweet) annonçait avoir atteint 200 000 clients en Ftth. Au 31 décembre le total était de 176 000. A cette date, il reste 95 000 clients à identifier. Avec les réseaux locaux, le plus grand nombre doit se trouver chez SFR et peut être Free. Dommage qu'ils ne publient pas là-dessus.
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Question méthodologie, L’ARCEP prend en compte le nombre d'abonnements haut et très haut débit sur réseaux fixes et cumule les abonnements xDSL, câble, fibre optique, BLR, satellite et wifi. A la fois la clientèle "grand public" et "entreprise" et couvre la métropole et les DOM.
"Les chiffres sont établis à partir des données transmises par les principaux fournisseurs d'accès, complétées le cas échéant par l'estimation des non-réponses. Les données publiées sont arrondies. Les évolutions commentées tiennent naturellement compte du degré de précision des données."

Le tableau récapitulatif est mis à jour afin de tenir compte de la publication des résultats de Numéricable. Petite nouveauté, la ligne "autres", qui est calculée en prenant la différence entre le nombre d’abonnements calculé par l’ARCEP et le nombre total publié par les FAI. Cela ne change en rien les tendances entre les FAI.

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Ce message a été modifié par Hammett le 03/04/13 à 07:07


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"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin." - Aurélien (1944) - Aragon
Hammett
Ecrit le : 04/04/13 à 06:56


Cranouille Master
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Circulez, il n’y a rien à voir (ou alors lentement...) !
Tel est le message sur le bridage de Google délivré par Xavier Niel lors d’un interview au magazine 01Net (Clubic, 03/04) : "YouTube et Google estiment qu'ils ont un tel pouvoir d’attractivité qu'ils vont pouvoir utiliser nos réseaux sans rémunérer l'excès de trafic qu'ils générèrent. Ce qui n’est pas la règle dans le monde de l'internet… On a décidé de ne pas se laisser faire."

5 à 15€ en plus ?
En fait, c’est pour le bien de l’abonné que Free se « paye » Youtube : "Si on ne fait pas ça aujourd'hui, les abonnements vont grimper de 5 à 15 euros par mois, juste pour payer le surplus de la bande passante de Google. Mieux vaut une petite crise des débits maintenant que des prix élevés demain. Chaque jour, j'espère qu'on aura la solution. En attendant, on ne bride l'accès à personne, mais on arrête l’escalade : on a un tuyau d’une certaine taille pour le trafic de Google et on n’en rajoute pas".
Reste à démontrer que cela va bien couter 5 à 15 euros de plus par mois. Sauf que selon Octave Klaba, fondateur de l'hébergeur OVH, assurer une bonne qualité de service coûterait 15 centimes d'euros par abonné (Les Echos, 07/01)). Free craindrait-il en fait l'engrenage et les futures innovations ? Au minimum, X.Niel va devoir en dire plus sur sa méthode de calcul...

Et du coté de la concurrence ?
SFR et Bouygues ne se sont pas exprimés sur le sujet. Ce qui est la cas d’Orange. Concernant le blocage de la publicité, Stéphane Richard - le pédégé d’Orange - avait "chambré" Free (Les Echos, 14/01) : "Fourbir son arme pour la rengainer trois jours plus tard, je ne suis pas sûr que ça impressionne Google". Pour lui, la méthode de Free n’est pas bonne : "Il existe des flux financiers entre Google et Orange, ainsi qu'avec d'autres opérateurs, en particulier Deutsche Telekom (...) La proportion du trafic géré par Google, poussé sur nos réseaux, et qui fait l’objet d’une monétisation, c’est de l’ordre de 50%".

Plus fondamentalement, les rapports entre Orange et Google semblent "normalisés". Au détour d’un interview au Figaro (05/12), Stéphane Richard était revenu sur le sujet : "les relations avec les géants de l’Internet évoluent positivement. Avant, ils nous disaient: à vous les investissements, à nous les profits. Maintenant, ils acceptent de nous payer pour une meilleure qualité de service du réseau. Déjà la moitié du trafic Internet entrant sur le réseau Orange et venant principalement des États-Unis est monétisée".

Au mois de septembre (Zdnet, 20/09) dernier l'Autorité de la Concurrence avait donné raison en grande partie à Orange dans le conflit qui l’opposait à Cogent, mais avait demander également plus de transparence financières dans la gestion des échanges.

56k
Pour rappel, en septembre dernier, l'UFC-Que Choisir a saisi la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l'Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) vis-à-vis des ralentissements sur certains sites et services pour les Freenautes, et en particulier YouTube.

Bref les ralentissements ne sont pas près de se résoudre. Free avait tenté un passage en force en bloquant unilatéralement la publicité de Google. Devant les protestations, il était revenu assez vite en arrière. Avant de se lancer dans de grandes déclarations, la première chose serait de poser les enjeux financiers de ces échanges. Un peu de transparence est toujours positif.


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Hammett
Ecrit le : 05/04/13 à 06:56


Cranouille Master
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La 4G démarre doucement et la stratégie des opérateurs se met en place. Petit tour d’horizon des opérateurs. La 4G sera-t-elle la planche de salut tant espérée par les opérateurs pour regagner de la valeur, après l'effondrement des prix et des marges provoqué en 2012 par l'arrivée de Free Mobile ? La possible hausse des tarifs sera-t-elle possible ?

Bouygues
Au 1er octobre, Bouygues pourrait être l’opérateur ayant le réseau le plus dense depuis que l’ARCEP l’a autorisé à réutiliser en 4G ses fréquences 1800MHz. Sauf que cette utilisation à un prix : 60 millions par an et 1% du chiffre d’affaire pour la 4G, ce qui conduit Bouygues à réfléchir : "à former un recours auprès du Conseil d'État."
Là, c’est limite limite quand même : le beurre, l'argent du beurre, la crèmière et la boutique...

Coté tarif, Bouygues annonce (Le Figaro, 03/04) une augmentation de prix : "Pour notre part, nous maintenons que la 4G, qui introduit une rupture fondamentale dans les communications mobiles, a une valeur supplémentaire d'environ 5 euros, qui devrait se traduire dans les prix."

D’autre part, l’opérateur s’étonne de la tarification à 1 euro d’Orange : "La stratégie tarifaire d'Orange est franchement incompréhensible. Après avoir affirmé pendant des mois qu'il souhaitait vendre la 4G pour 5 ou 10 euros de plus par mois, Orange annonce aujourd'hui qu'il va finalement l'offrir pour rien pendant une période indéterminée. Ce n'est pas la meilleure façon de redonner de la valeur au marché."
C'est terrible la concurrence... wink2.gif

Free
RAS de ce coté. L’opérateur ne déploie quasiment pas. Faut dire que pour le moment la priorité des priorités est d’investir dans son propre réseau 3G. Pourtant, lors du lancement de Free Mobile, des annonces (Itespresso, 01/2012) avaient été faites par Xavier Niel : "On va commencer à déployer pour proposer cela d’ici un an."
On va attendre Godot tranquillement alors.

Orange
Une fois n’est pas coutûme, Orange a opté pour une politique tarifaire assez agressive en facturant - pour ses forfaits moyen de gamme - la 4G 1 euro de plus pour les abonnements contractés avant fin 2013 et sans surcoût pour ses forfaits haut de gamme. En attendant plus ?
Selon Delphine Ernotte Cunci -directrice exécutive d'Orange France – (Le Figaro, 04/03) : "Pour notre cœur de gamme, nos clients Origami Play, la 4G sera à terme à 10 euros mensuels. Mais tant que nous n'avons pas une large couverture, il est normal de faire un prix attractif."
Est-ce tenable ? We will see...Mais avec un marché concurrentiel et des paliers de tarifs assez marquants, des habitudes ont été prises par les consommateurs.

Pour Orange, "La 4G est un élément clef de notre stratégie (...) Toute l'entreprise est mobilisée sur ce chantier. Nous serons les premiers à couvrir Paris avant la fin 2013 (...) 2013 sera l'année de décollage de la 4G et 2014 une année de plein régime. Le déploiement de la 4G va être deux fois plus rapide que celui de la 3G, de l'ordre de 3,5 ans pour la 4G contre 7 ans pour la 3G".
Orange espère 1 million de clients 4G et 30% de couverture en 4G d'ici la fin de l'année.

SFR
De son coté, SFR offre la 4G au même prix que la 3G mais, il faudra payer plus pour avoir plus de data. Lui aussi devrait accélérer ses investissements et selon le quotidien Les Echos (28/03) aurait reçu l’assurance de sa maison mère vivendi de pouvoir anticiper en 2014 ses investissements 4G prévus au titre de 2015. Pour SFR, il faut arriver vite et fort car "En 2015, les jeux seront faits. La course doit se gagner maintenant."
En tout cas, sur le secteur de La Défense, Les affiches sont bien visibles...

Ce message a été modifié par Hammett le 05/04/13 à 07:03


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Hammett
Ecrit le : 08/04/13 à 06:52


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Xavier Niel lors d’un entretien au magazine 01Net affirmait que sa «lutte» contre Google avait pour objectif d’éviter un surcout futur de 5 à15€ pour le client si «rien n’était fait». Sauf qu’il n’a pas donné sa méthode de calcul. Vraiment dommage, car sur le sujet est important...D’autant que des chiffres existent.

Il y a d’abord un rapport de l’ARCEP publié en septembre 2012 et qui met sérieusement en doute les déclarations de Xavier Niel.

"Les coûts supportés par un FAI pour assurer sa connectivité mondiale sont très réduits, de l’ordre de la dizaine de centimes d’euros par abonné fixe et par mois (…) Ils sont généralement proportionnels au trafic, mais pèsent peu dans le coût total. Ces coûts, qui correspondent majoritairement à des coûts de transit, sont par ailleurs peu susceptibles d’augmenter significativement car, jusqu’ici, la croissance du trafic échangé entre opérateurs s’est accompagnée d’une baisse du prix du transit".

Le reste correspond essentiellement aux coûts de frais d’accès au DSLAM, aux coûts de collecte et de transport des données. Bref, YouTube est bien marginal dans la structure de coûts de Free.

Un spécialiste interrogé par le quotidien Le Monde (04/04) avance cette hypothèse : le problème pourrait venir d’un réseau sous-dimensionné : "Le réseau de Free saturerait déjà sur plusieurs axes du cœur de réseau et de la collecte (vers les points de raccordement des abonnés), du coup il y a déjà du travail. Les interconnexions ne saturent pas qu'avec YouTube, les transitaires de Free saturent tous les soirs".

Au final, comme pour Orange, Free chercherait surtout à se faire rémunérer par Google. Google préférant faire payer Free en lui proposant d’installer son propre CDN (réseau de distribution de contenu qui rapproche les contenus des utilisateurs).

Autre voix, celle d’’Octave Klaba, fondateur de l'hébergeur OVH, qui indique qu’assurer une bonne qualité de service coûterait 15 centimes d'euros par abonné (Les Echos, 07/01).

Est-ce un problème d’investissements ? Si oui combien ? Reste que Free dégageant les meilleures marges du secteur, la question se pose pourquoi ne pas investir et détourner lourdement l’attention vers Google ?
Décidemment, la transparence financière est un dossier à l’ordre du jour.


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